1995

26, 27, 28 mai

Discours d’arrivée du vendredi 26 mai 1995

Allocution de Bernard Hermal, Maire de Roupeldange

Madame le Maire de Limons,

Mesdames et Messieurs les Adjoints au Maire de Limons,

Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux de Limons,

Limonoises et Limonois,

Chers amis,

Quel accueil !

C’est avec beaucoup d’émotion que je m’adresse à vous.

En effet, en quittant Roupeldange au mois de novembre dernier, vous vous posiez la question, comment allons-nous pouvoir vous rendre un accueil aussi chaleureux ?

Et bien, je peux vous assurer que vous avez réussi à nous émouvoir et à toucher nos cœurs. Je me fais l’interprète de chacune et chacun des Roupeldangeois pour vous dire simplement et très sincèrement merci pour votre accueil.

S’il nous est agréable de reconnaître un visage parmi vous, si des sourires s’échangent, si des poignées de main ont été serrées très longuement, si Limonois et Roupeldangeois se sont jetés dans les bras les uns les autres, c’est tout de même grâce à vous.

C’est vrai, Roupeldange a eu l’idée du jumelage. Mais c’est tout de même Limons qui a eu le courage de se lancer sur les routes de France pour rejoindre à l’arrivée de l’hiver un village inconnu là-bas en Lorraine. Alors merci pour votre réponse favorable d’hier qui nous permet aujourd’hui de savourer une tranche d’amitié.

Merci à vous, Madame le Maire, qui avez pris à bras le corps, ce projet et qui aujourd’hui, avec vos concitoyens, nous accueillez si amicalement.

Vous n’aviez pas pu être des nôtres lors des 3 premiers jours. Je sais que vous le regrettez beaucoup. Beaucoup de choses ont dû vous être rapportées au retour. Je souhaite aujourd’hui vous remettre un petit livre souvenir de cette première rencontre entre Limonois et Roupeldangeois. La forme en est modeste mais lorsque vous saurez que c’est notre ami Julien Clessienne qui l’a entièrement conçu et rédigé, vous mesurerez l’intensité et au-delà toute la reconnaissance que nous devons à la population de Limons.

Vous aviez scellé notre commencement d’amitié en nous apportant une magnifique pierre de lave de votre région et je vous renouvelle mes remerciements.

A notre tour, je souhaite, au nom de toute la population de Roupeldange, particulièrement au nom de la délégation dont j’ai le plaisir d’être l’interprète, en mon nom personnel mais aussi au nom de nos voisins de Hinckange, vous remettre cette pièce de cristal de Saint-Louis.

L’origine des Cristalleries de Saint-Louis remonte à plus de quatre siècles ;c’est en 1586 en effet qu’on a commencé à fabriquer du verre sur le site de l’actuel village de Saint-Louis-les-Bitche, à l’extrême-est de notre département de la Moselle. Devenue « Verreries Royales » par privilège du Roi louis XV en 1767, la manufacture se rendit célèbre en 1782 en mettant au point, la première en Europe Continentale, la fabrication d’un nouveau verre, le « cristal », dont la sonorité et l’éclat sont exceptionnels. Depuis, les Cristalleries de Saint-Louis perpétuent une qualité et une exigence de fabrication dont le label « fait-main »reste le Maître Mot.

La transparence du cristal laisse passer l’amitié entre nos deux communes et cette dernière est aussi « faite main ».

Merci pour votre accueil et votre gentillesse.

 

 

dimanche 28 mai 1995

Allocution de M. Bernard Hermal, maire de Roupeldange

Madame le Maire de Limons, et je puis ajouter chère amie,

Monsieur le député,

Monsieur le Conseiller Général,

Messieurs les maires des communes avoisinantes et chers collègues,

Mesdames et Messieurs les Adjoints au Maire de Limons,

Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux de Limons,

Limonoises et Limonois,

Chers amis,

Limons et Roupeldange, comme toutes les autres communes de France ont ce trait commun : le Monument aux Morts. Un monument dont on se dispenserait bien. Une composition de pierre, froide et anonyme, mais aussi un symbole, un souvenir.

Le souvenir du sacrifice fait par nos anciens.

Le souvenir de celles et ceux qui ont donné leur vie pour que la liberté retrouve sa place sur la terre de France.

Le souvenir de Limonoises et Limonois qui ont partagé leur quotidien avec nous Roupeldangeoises et Roupeldangeois au nom de la fraternité.

Liberté, égalité, fraternité ici à Limons il y a cinquante-cinq ans.

Alors, souvenons-nous. Simplement et humblement devant la grandeur des femmes et des hommes de l’époque.

Ces femmes et ces hommes, il en reste parmi nous et c’est tant mieux.

Tant mieux parce que aujourd’hui, ils ont eu l’occasion de se revoir, de revoir les lieux d’il y a 55 ans.

Tant mieux parce qu’ils témoignent aujourd’hui aux jeunes générations, dont la présence en nombre est notée.

Tant mieux, enfin parce que je vais pouvoir donner la parole à notre ami Julien Clessienne dont les paroles sonnent plus vraies que le meilleur des discours.

Alors, souvenons-nous. Autrement.

Autrement, c’est le jumelage qui s’établit entre Limons et Roupeldange.

Autrement, c’est l’amitié qui existe entre nos deux populations.

Cette amitié nous rappelle, au-delà de la guerre, l’extraordinaire histoire de nos anciens.

Cette amitié nous conte aussi toute la richesse de notre terre, notre vie quotidienne, les bancs d’école et le curé du village, le voisinage et les fêtes de famille.

Cette amitié nous amène à aimer notre pays, cette France belle et généreuse, animée par des femmes et des hommes unis et fidèles.

Cette amitié, ce sont ces trois jours passés ensemble.

Cette amitié, c’est votre énergie Limonoises et Limonois pour la préparation de cette fête et l’accueil que vous nous faites.

Cette amitié, c’est votre maison ouverte, c’est votre disponibilité hier à Vichy et à Thiers pour nous faire partager votre Auvergne.

Cette amitié, c’est pour Roupeldange, la constitution de l’Association « ensemble LIMONS-ROUPELDANGE » pour porter au-delà de l’impulsion initiée par la Municipalité les liens de cœur de nos deux communes.

Cette amitié, c’est une charte, magnifique dans sa présentation chaleureuse, dans son contenu, qui nous rappelle, si cela était nécessaire, pourquoi nous sommes ensemble.

Je ne me permettrai pas de donner un qualificatif à l’amitié de ces trois jours. Quels que soient les mots utilisés, aucun ne serait à la hauteur de ce que nous avons partagé ensemble.

Cette amitié, pour Limons et Roupeldange, je la souhaite pour demain, je la souhaite pour toujours.

Pour marquer cette amitié, j’ai le plaisir de vous offrir ce livre sur le département de la Moselle ; sa valeur est symbolique et je propose à tous les acteurs d’amitié, Limonois et Roupeldangeois de porter tout à l’heure leur nom dans le livre.

Encore une fois merci et soyez assurés par ces visages réjouis, souriants, nous en emporterons un souvenir agréable et ému. En attendant la prochaine occasion de nous revoir.

 

LIMONS 1995, dimanche 28 mai 1995

Allocution de M. Julien Clessienne,

Chers amis Limonois et Roupeldangeois,

Messieurs les personnalités,

Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureux de prendre la parole à Limons, notre village d’accueil de 1940, avec lequel nous avons formé un jumelage l’année dernière.

Nous sommes arrivés en car depuis Clermont-Ferrant. Notre première halte fut devant le restaurant Vincent et le café du petit Michel, où les tables étaient dressées pour nous accueillir. Après un copieux repas et après avoir fait connaissance de quelques Limonois, nous avions gagné nos demeures provisoires.

Pour moi et ma famille ainsi que Mme Bertrand louise née Bransteder et famille ,ce fut la cure, pour les autres , ce fut les Moussouves et environs de Limons. Nous avons séjourné du mois de mai au mois de septembre, puis nous avions regagné notre Lorraine soit Roupeldange, notre village.

Je remercie encore les anciens Limonois qui avaient organisé notre accueil. Celui qui voulait travailler a pu trouver du travail.

Et encore une fois, un grand merci à tous les organisateurs de l’époque pour ce beau geste de 1940.

Je remercie également M. le Maire ainsi que les conseillers et les bénévoles pour la préparation de ce jumelage et espérant que cette amitié durera longtemps et que ces journées se reproduisent dans les prochaines années.

Encore une fois du fond du cœur, MERCI A TOUS.